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Auteur :Eva

Pão de queijo, ou “pains de fromage”


Ingrédients : 

Les vacances, c’est parti ! Voici une petite recette brésilienne proposée par Danielle, qui saura vous faire voyager, en ces temps qui ne nous le permettent pas. 

-500gr d’amidon de manioc

-2 oeufs

-200mL d’eau

-200mL de lait

-100mL d’huile neutre (tournesol, colza, pépin de raisin)

-200gr de fromage râpé-du sel


Comment procéder ?


Dans une casserole, verser l’eau, le lait, l’huile et le sel (le mélange doit être salé mais pas trop), et faire bouillir. Mettre l’amidon de manioc dans un saladier et verser dessus les liquides bouillants, mélanger. Laisser refroidir, ajouter les oeufs entiers et mélanger à la main. Ajouter le fromage et mélanger de nouveau pour que la pâte soit uniforme. Former des boules à la main, en prenant soin de huiler les mains pour ne pas que la pâte colle aux doigts. Mettre au four pendant 35min à 180°C. Sortir les petits pains de fromage du four et les déguster chauds : un délice !

Décès d’Abdelkader au Mas de Mingue. On en parle…

Lundi 25 janvier à 19h30, Abdelkader a été tué par balles au quartier du Mas de Mingue, alors qu’il avait seulement 17 ans. Ce drame fait suite à une série de cas similaires qui ont eu lieu dans différents quartiers nîmois.

Une marche blanche très calme en hommage à Abdelkader a rassemblé plus de 500 personnes vêtues de blanc, silencieuse de tristesse et d’hommages pieux au jeune homme apprécié de tous. Une histoire, peut-être celle de trop, de la vie des habitants du Mas de Mingue et des participants à nos ateliers, avec lesquels nous avons discuté lors de nos séances, à l’association Quartier Libre, pour rédiger cet article.

Certaines d’entre elles n’ont su la nouvelle que le lendemain, quand d’autres ont entendu des tirs de chez elles, et ont vu, retranchées derrière leurs volets, les policiers arriver en nombre. Les femmes parlent d’un ras-le-bol général de cette atmosphère de peur et des morts, de l’insécurité qui en résultent. Si l’une avoue avoir peur et mal dormir depuis le décès d’Abdelkader, une autre crie haut et fort : « Moi je n’ai pas peur ! Si tu ne parles pas tu n’as pas peur, si tu parles…». Une ambiance qui fait fuir même le Croc’O Pattes qui amenait les enfants à l’école et qui démarre maintenant à Jean Paulhan, pour ne plus passer dans le secteur des « jeunes d’en bas » comme on les appelle maintenant. Des mamans de jeunes enfants ou d’enfants amis d’Abdelkader et grands-mères estiment que sortir devient dangereux, que même si elles aiment bien leur quartier qu’elles trouvent très pratique, elles sont aussi pessimistes pour certains jeunes qui tournent mal. Elles en voient notamment laissés à eux-mêmes et errant dans les rues malgré des heures tardives, d’autres qui dealent et sont carrément prévenus par les parents quand la police rôde, ou encore des cas de parents bien présents et au courant, mais qui font face à des enfants qui parfois dès 10ans, garçons et même filles n’écoutent pas et sont aveuglés par le manque de travail et/ou d’activités autant que par l’argent facile de la drogue.

Le chômage est selon l’une de nos participantes le point clé du problème, elle qui a durant des années cherché du travail par Pôle Emploi sans jamais en trouver, et qui soulève un autre pan du problème : « Les jeunes quand ils travaillent ne gagnent pas beaucoup, et d’autres quand ils ne travaillent pas gagnent beaucoup, hein ! », à une époque où vivre coûte cher.

Les habitants sont tous meurtris par ce drame. Des mères racontent que leurs enfants sont terrorisés, ne veulent plus sortir dehors, refusent de dormir seuls dorénavant. Quand on ajoute à cela les conditions sanitaires que nous traversons, on ne peut que constater qu’un regain de violence se fait sentir, notamment dans les établissements scolaires.

Alors c’est aussi la colère qui a été soulevée :

Mardi 26 janvier au sein de nos locaux du Mas de Mingue, se sont réunis associations et habitants qui attendaient une discussion sur les problèmes dans le quartier, et surtout, des solutions ou tout au moins, des pistes de solutions afin d’envisager l’avenir plus sereinement. Ces réponses n’ont pas été apportées. A noter que certains habitants ont trouvé que les pouvoirs publics se moquaient d’eux en se contentant de dépêcher sur place une aide psychologique et des représentants de la ville et de la Préfecture qui n’avaient aucune solution à apporter. Un trop plein pour les résidents que relève une femme : « Le gamin est mort ! Ce n’est pas en faisant intervenir une aide psychologique que ça va le faire revenir : il faut réfléchir aux solutions pour après ! » Les associations aussi ont eu l’impression qu’on leur reprochait presque de ne pas en faire assez, et lorsqu’elles soulevaient les problèmes de moyens qui ne suivaient pas pour mener à bien leurs actions, il leur a été répondu que ; compte-tenu du fait que le quartier avait disposé de fonds liés à la restructuration du quartier, qui avait notamment permis la construction d’un nouveau pôle éducatif, l’ensemble des gens devraient pouvoir s’en contenter…

Dans l’attente de trouver des solutions pérennes, le « Pôle Culturel Jean d’Ormesson » et l’association « La Pléiade » proposeront des stages et activités pour les moins de 15 ans, tandis que « Sourire à tous” s’est proposé d’organiser des tournois de ping-pong ou encore de consoles vidéo, ajoutons à cela un nouveau créneau d’ouverture pour le stade : de 16h30 à 17h45.

Tout le monde sera d’accord pour dire que ça ne suffira pas pour que plus jamais ne se reproduise cette horreur.

Une prévention gaz au Mas de Mingue, par Zalia, Nassira et Alice

Depuis lundi 11 Janvier, une petite équipe de jeunes gens vêtus de leurs vestes bleues sillonnent les habitations du Mas de Mingue à la rencontre des habitants. Faisant suite à la fuite de gaz de janvier dernier, le déploiement de six services civiques constitués en binômes mixtes, dirigés par la médiatrice Sonia Benkirat et mobilisés par un partenariat de l’association la Pléïade, Habitat du Gard, la ville de Nîmes et GRDF, se déroulera jusqu’à fin juin-début juillet, au Mas de Mingue, au Chemin Bas d’Avignon ainsi qu’au Val-de-Gour. Un total de 650 foyers qui se verront tous remettre un flexible de gaz neuf, et recevront de précieux conseils quant aux risques liés au gaz, mais aussi des idées pour mieux gérer les consommations d’énergies grâce à de petits écogestes pour économiser électricité, gaz, eau, mais aussi de l’argent sur les factures !

Quelques conseils et écogestes à adopter :

  • Aérer tous les jours le logement pendant 10 minutes pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone dégagé par les chaudières et chauffages,
  • Ne pas surchauffer les logements, adapter les températures des chauffages et les régler sur 18°C ;
  • Vérifier les mastics des fenêtres pour éviter la perte d’énergie,
  • Acheter des éco-mousseurs pour les robinets, qui permettent de moins gâcher d’eau,
  • Prendre des douches plutôt que des bains,
  • Installer des ampoules LED qui consomment moins d’électricité que les ampoules classiques,
  • Utiliser des couvercles pour faire cuire des aliments, qui accélèrent le temps de chauffe.

Sorties famille !

Le secteur familles du CSCS Jean Paulhan propose pour les vacances de février, les sorties suivantes :

Lundi 22 février : promenade en garrigue au Mas de Mingue l’après-midi

Mardi 23 février : sortie en bord de mer au Grau du Roi avec pique-nique

Mercredi 24 février :  ballade et pique-nique au bois des Espeisses à Nîmes.

Fabienne assurera les inscriptions Le programme est susceptible d’évoluer en fonction des restrictions sanitaires et des conditions météorologiques.

Le confinement vu par…

Le confinement est trop dur pour moi et pour ma famille. Quand nous ne pouvons pas sortir, on est obligé de remplir une attestation à chaque fois, on est obligé de porter ce masque moche et d’être contrôlé chaque jour : c’est hyper stressant.

Avec 2 petits enfants toujours à la maison, mille pages de devoirs, cuisine 3 fois par jour et après… Après nous ne pouvons pas boire un verre de vin, on ne peut pas aller en boîte pour danser, s’amuser un peu, écouter de la musique et avoir une vie normale ! Chaque fois que je regarde un film, j’ai l’impression que j’ai 99ans, que je suis déjà vieille parce que je ne bouge pas. Pendant le confinement on est toujours à la maison et jamais seul : déjà, pour 2 personnes mariées depuis 8ans et qui sont ensemble 24h/24h, c’est trop dangereux, alors 2 personnes qui ont un fort caractère, c’est plus difficile de discuter, je vous le confirme !

Je voudrais danser toute la nuit, après avoir beaucoup bu de n’importe quoi, puis marcher dans la rue à 6h du matin, et respirer un peu de liberté.

Naïra

Les inscriptions pour les ALSH

Les inscriptions pour les ALSH des enfants de 8 à 17 ans auront lieu à partir de ce jeudi 4 février matin dès 9h00, auprès de Fabienne, au CSCS Jean Paulhan. Pour les sorties familles les inscriptions auront lieu ce vendredi 5 février dès 9h00, auprès d’Adila et Sandrine.

Mes vœux pour 2021

En 2021, j’aimerais que tout le monde ait une vie meilleure, qu’on puisse sortir sans peur, que les scientifiques puissent découvrir une façon de supprimer les maladies.

J’aimerais que tous puissent revoir les gens qui leur manquent, que la faim n’existe plus, je voudrais aussi que les rêves de tout le monde puissent devenir réels.

J’espère que cette année sera moins dure que l’année dernière, que le covid sera exclu du monde, qu’enfin on puisse retourner à nos vies normales. Je sais que les soucis font partie de la vie mais ce serait super si on pouvait les soulager un peu.

par Emely, groupe 2